28 juin 2020

[Let's talk about] Le racisme perdura-il ou non ?

 [Réflexion écrite le 31 mai 20]

Avant que le terme racisme apparaisse au début du 20e siècle, qui définit une idéologie de l’existence d’une hiérarchie entre les races humains, c’était le mot « race » qui prédominait alors. Les sociétés ont évolués au cours du 20e, et encore plus rapidement avec l’arrivé du 21e siècle. Pourtant, il semblerait que cette idéologie soit toujours aussi présente bien que nous, les privilégiés, en parlons moins, du moins nous n’entendons pas beaucoup sur ce sujet. Pourtant, le racisme est toujours bel et bien présent comme nous le démontre la situation actuelle aux États-Unis.

Le 25 mai de cette année, George Floyd, un afro-américain a trouvé la mort lors de son arrestation. Mort qui a ébranlé toute la société américaine puisque depuis l’Amérique est en feu, si ce n’est bientôt en sang avec la manière dont le président Trump gère cette histoire. Ce genre d’injustice que vivent les gens de couleurs là-bas est assez répandue et connue. Les États-Unis n’est pas le seul continent concerné bien qu’il soit le plus touché par le racisme avec une telle puissance. Ceci-dit, je me pose une question : pourquoi les gens ont attendu jusqu’à la mort de Floyd pour faire connaître leur colère alors que de nombreuses personnes afro-américaines sont mortes avant lui ? Comme par exemple Breonna Taylor, tuée par des policiers dans son sommeil, quelques semaines avant George Floyd. Est-ce que ce dernier serait une injustice en trop ? La goutte d’eau en trop qui dépasse du vase ? Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose que les individus, quelque soit leur origine, se réunissent dans la solidarité pour faire changer les choses. Je cherche juste à comprendre pourquoi cette montée de colère en puissance est présente maintenant et pas avant.

Les réseaux sociaux s’enflamment sur le sujet, ça parle de ne plus être « pas raciste » mais d’être anti-raciste. Chacun y donne son opinion en oubliant, selon moi, comment s’y prendre car quand je lis que nous, les privilégiés, devront parler plus entre nous de racisme, je vois mal comment un tel sujet peut-être abordé lorsque nous-même nous ne sommes pas concernés, et ne connaîtrons jamais ce que les gens de couleurs vivent, voire même comprendre ce qu’ils vivent. Je pense que pour cela il faut avoir vécu une expérience similaire pour être à leur place. Bien entendu, le sujet peut être amené au cours d’une conversation si nous discutons actualité et encore ! Comme je l’ai vu, cela passe par l’éducation, et là je suis d’accord : le racisme passe par un apprentissage de la haine, et il faut en être entouré pour le devenir. Cela passe aussi par la lecture si on s’intéresse à ce sujet ou par des films qui nous permettent de nous donner une idée.

Un autre point que j’ai pu voir et qui me paraît fort intéressant est que le racisme ne devrait plus exister en ce siècle. Cela m’a donc ramené à une des mes dernières lectures (du confinement) justement sur ce sujet et l’injustice que vivent les afro-américain. Ce roman, c’est « Mille petits riens » de Jodi Picoult, et un des personnage y pose une question très intéressante suivi d’une réponse qui sont les suivantes :

« - Vous croyez qu’un jour le racisme n’existera plus ?
- Non, parce que les Blancs seraient obligés d’accepter le principe d’égalité. Qui déciderait de son plein gré de démanteler un système spécialement conçu pour lui ? »

Ce livre n’est pas le premier que je lis sur le sujet, et comme souvent avec cette auteure qui écrit sur des sujets sociales, il ne m’a pas laissé indifférente et m’a plongé dans la réflexion.
Revenons à cette question tiré de ce roman. Pour ma part, après avoir réfléchi sur le sujet, je donnerai la même réponse que le répondant ici mais pas pour la même raison. Je pense, et cela est mon opinion, que le racisme perdura car c’est avant tout un attrait politique et social ; les individus ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et particulièrement de l’Autre. Sans oublier que nous vivons dans une société bombardée de préjudices, de stéréotypes qui accentuent cette peur de l’étranger. Images / étiquettes véhiculées en outre par les médias, même si parfois des supports comme les séries télé commencent à le mentionner comme l’a fait la 2e saison de la série New Amsterdam (certains épisodes du moins) ou encore When they see us (Dans leur regard) basé sur une histoire vrai datant de 1989 (affaire de la joggeuse de Central Park).

Je rajouterai comme élément à ma réponse que comme toute idéologie, elle évolue avec la société, c’est-à-dire qu’elle se transforme avec le temps, elle se modifie et prend une autre forme. D’ailleurs, comme je l’ai indiqué au départ, avant le racisme, nous parlions de race. Aujourd’hui, nous parlons plus de discrimination culturelle que de racisme. Il est important, à mon avis, de regarder dans l’Histoire pour voir l’évolution du racisme car celui-ci est devenu désormais institutionnel en prenant la forme de discrimination. Si vous pensez que ce qui se passe actuellement aux États-Unis s’arrête là-bas, vous vous trompez ! L’Europe est aussi concernée par ce genre d’injustice. En effet, les individus ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et ne comprennent pas, croient aux clichés et stéréotypes que nous avons sur ces étrangers. Je suis sûre que parmi vous, certains, si ce n’est la plupart, se disent non raciste. Et pourtant, il y a bien une ethnie, une culture particulière qui pose « problème » aux français, qui voient ces étrangers d’un mauvais œil. Pourquoi pensez-vous que les extrêmes droites de la plupart des pays européens ont commencé à gagner un peu plus de voix ?

Je pourrai continuer à argumenter sur ce sujet mais c’est un sujet tellement sensible et j’ai peur d’être maladroite (si ce n’est déjà fait) dans mes propos donc je m’arrêterais ici. Mais par contre je vous pose la question : est-ce que vous croyez que le racisme un jour n’existera plus ?

Est-ce que suite à l’actualité américaine cela fera reculer le racisme ? Seul le temps pourra le dire, mais une fois de plus, comme je l’ai expliqué dans mon avis, le racisme prendra une autre forme sans que nous pouvons prédire laquelle.

26 juin 2020

Pourquoi la sociologie ?


@ViCa
Comme je l'ai expliqué dans ma présentation, je n'avais pas prévu "l'après bac". J'avais bien ententu parler des "universités ouvertes" où l'enseignement se faisait à distance, mais quand vous êtes une retardaire comme moi sur ce coup là, ben, il n'y a pas de grande opportunité. De plus, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire.

J'auru pu faire une licence en science de l'éducation par rapport à mes différentes expériences professionnelles dans la petite enfance, mais je ne sais pas, je n'étais pas sûre que c'était vraiment ce que je souhaitais même si cela paraissait logique. Ou bien Lettres vis-à-vis de mon amour pour les livres, mais avec un bac ST2S ?! Non, je n'y pensais même pas. La psychologie m'avait traversé la tête mais j'étais sur une longue liste d'attente à l'Université Paris 8. Et au final, je suis bien contente de n'avoir pas eu de place dans cette discipline...

Nous étions encore en Écosse,et là-bas, durant les étés, il y a ce qu'on appelle les "clearing". Les clearing sont en fait des places qui se sont libérées dans les universités ou les Colleges (équivalent des établissements préparant des BTS). Celui de ma ville alors, Dundee & Angus College avait quelques places dans le programme des sciences sociales. Le programme me parlait et j'ai déposé un dossier / candidature. En tant qu'étrangère, il m'était demandé un papier du genre TOEFL pour qualifier mon niveau d'anglais, chose que je n'avais pas et n'ai toujours pas. En attendant une réponse, je m'étais permis de contacter la responsable du programme, ou bien était-ce dans ma lettre de motivation, de lui demander de me donner une chance d'avoir un entretien avec elle afin qu'elle puisse déterminer mon propre niveau d'anglais à défaut d'un joli papier officiel.

Pour faire court, j'ai eu mon entretien et j'ai eu une des rares places. Je pensais devoir attendre quelques jours avant d'avoir une réponse, mais cela s'est fait dans l'heure qui a suivi lorsqu'on m'a remis mon planning des cours.

Je n'ai étudié que le temps d'un semestre car la présence était obligatoire si je ne voulais pas débourser un centime pour la formation. Pas l'idéal lorsqu'on souhaite être indépendante financièrement et qu'on dépend des contrat 0h. Durant ce semestre, j'ai découvert la sociologie, la psychologie, l'histoire (de l'Écosse et qui m'a passionné, et encore aujourd'hui j'en reste curieuse), l'urbanisation à travers la géographie.

Comme je l'ai écrit, j'avais pensé, avant de commencer ces études, à faire de la psychologie... mais j'ai vite compris que cela n'allait pas être ma tasse de thé. Par contre, j'ai adoré les cours de sociologie, et cela me parlait tellement. Peut-être que ma prof Suzanne y était pour quelque chose dans sa manière de nous partager ses points de vue sur la société, la manière dont elle parlait de Marx, de Durkheim, etc. Bien entendu, je continu à apprécier ce que j'apprend sinon je n'en serais pas là où je suis aujourd'hui.

Ne prévoyant pas de rester en Écosse, j'avais donc décidé de continuer mes études supérieurs avec le système francais : préparer une licence en sociologie à distance. Pas beaucoup d'universités proposent cette formation et donc mon choix s'est fait vis-à-vis des contacts j'ai eu ou commentaires que j'ai pu lire sur certaines d'entre elles. Mon choix s'est arrêté à R2.


Qu'est-ce qui me plait autant en sociologie ?


Ok, je reconnais que cette discipline est assez vaste, un peu trop pour certain sûrement mais c'est peut-être ca qu'il me plaît. Chercher à comprendre les fonctionnement et les transformations de la société, analyser certaines relations, actions ou encore les représentations sociales qui en émanent. Je dis pas que tout m'intéresse (je pense notamment à la sociologie de l'économie dont je fais un blocage). Mes sujets de prédilection sont :

  • l'étude du genre : nous vivons dans une société qui se veut de plus en plus égalitaire et ce dès la petite enfance. Je reconnais moi-même que les stérréptypes ont tendances à m'agacer avec le bleu pour les garcons et le rose pour les filles, appelé les filles des "princesses" etc. J'ai déjà vu au cours de mes expériences, des collègues encourageaient ce genre de propos. Qui dit étude du genre, dit féminisme ! Là encore, suite à des lectures (qui peuvent être par moment contradictoires) et à des cours sur le sujet "relations femmes-hommes en société" ou sur les rapports inégaux, et des discussions avec une amie en particulière, je me pose des questions du type : quel est la place de l'homme dans un monde qui se veut de plus en plus féministe / égalitaire ? Dans quel genre de société vivrons-nous si certains stéréotypes ne perdurent pas ? D'ailleurs, n'y-a-t-il pas trop de mouvements féministes dans notre société au point qu'on s'y perd ?! Cette dernière question, c'est plus par rapport à un propos lu sur les réseaux sociaux qui ressemblait à cela : "je suis féministe car je ne me rase pas !". A priori, certaines considèrent le problème de pilosité comme un soucis politique et non d'esthétique... Et encore, c'est juste un des exemples. Là où je veux en venir, c'est qu'on peut se déclarer féministe pour un petit truc comme celui que je viens de mentionner.
  •  l'acculturation, la culture (en large et cela touche également l'anthropologie) : l'acculturation est avant tout un phénomène psychologique mais c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup car j'ai pu remarquer que la vie à l'étranger, selon son expérience, peut laisser des traces. L'apprentissage d'une langue, s'adapter à son nouvel environnement, s'insérer dans une nouvelle société, etc. J'avais travaillé sur ce sujet, concernant des européens ayant quitté la France par leur propre volonté et moyen (donc pas des expatriés au sens propre) pour ma 1er année de licence. Ma prof aurait préfèré que je m'intéresse à des étrangers comme des africains, et non à des européens. Il a fallu que je me défende mais c'est passé. En ce qui concerne la culture, il s'agit égalements des arts, de la culture populaire, etc. D'où sûrement mon intérêt pour l'anthropologie 😇
  • l'éducation : est-ce si surprenant pour une professionnelle de la petite enfance à s'y intéresser ? Apprendre sur son histoire et les enjeux socio-poliques; les relations interdépendantes qui existent entre "l'effet établissement", "l'effet-maître" et les familles ou comment ces relations peuvent influencer l'apprentissage d'un élève... Le rôle de cette institution si chère à notre société aujourd'hui : où s'arrête-t-elle ? Seulement à l'école ou bien s'étent-elle jusqu'aux familles des élèves ?
  • L'évolution des normes sociales est un autre sujet qui m'intéresse peut-être parce que c'est lié à l'histoire et que derrière chaque évolution se cache sa petite histoire justement.
J'en oublie ou bien je vais en découvrir d'autres dans les mois qui suivent telle que la sociologie de la famille. Mais oui, pour moi, c'est la discipline qui me parle le plus, bien que des fois je m'égare ou je me décourage et mon prof particulier (mon homme est académicien en marketing) est toujours présent, si j'ai du mal à comprendre un concept ou un cours, de discuter avec moi, à me pousser à la réflexion.

Durant les deux années universitaires précédentes, j'ai beaucoup appris. Ma liste de lecture s'est agrandie selon les cours qui m'ont intéressé. Après, lorsqu'on étudie à distance, et si le support du cours est sous forme de vidéo, c'est la manière dont le prof s'exprime, son enthousiasme, etc qui y jouent beaucoup, à faire en sorte que le cours soit plus digeste même s'il peut être intense. Certains se contenteront de nous mettre des slides avec une voix off.

20 juin 2020

"Curriculum vitae" please!

Une petite présentation s'impose pour les lecteurs qui ne me connaissent pas, bien que j'imagine qu'une grande partie me connait très bien et d'autres moins bien voire pas du tout. Donc, comme je suis à la base une gentille personne, je vous donne mon "curriculum vitae". Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un dinosaure aux yeux de certains de mes collègues 😇 Ok, je ne pense pas que cela vous aide à avoir une idée de mon âge mais je fais partie de la génération Y (le début de cette génération) !

Je suis une grande rêveuse, tellement que j'avais décidé au début de mon adolescence de quitter la France. Chose qui a été faite puisque je l'ai quitté par un mois d'août 2003 pour en revenir au bras de mon amoureux à Noël 2018. Je préfère préciser que je n'ai nullement l'intention d'écrire ma romance ici sauf l'impact que cela peut avoir sur notre relation car vous allez voir que lorsqu'il y a un ou une qui rêve de partir le temps d'un week-end ou faire un truc, des fois ca pèse un peu mais c'est les aléas de la vie. J'ai de la chance qu'il me soutient, comme d'autres proches, dans cette aventure. De cette vie à l'étranger, j'ai passé 10 ans en Finlande, pas besoin de dire que cette période de ma vie m'a beaucoup marqué et apporté, avant de terminer par la case Écosse les trois dernières années. En gros, pour reprendre les termes d'une Grande Dame que j'ai racontré en Écosse, je suis un "pot pourri culturel". Et commen vous l'aviez devinez, je parle couramment l'anglais, mais à priori mon niveau n'est pas assez académique. Vous savez quoi ? Je m'en fou car au moins lorsque je regarde un film en v.o ca ne me pose pas problème, lire pareil, etc. Et surtout, j'ai travaillé pendant près de huit dans la langue anglophone et je n'ai jamais eu de soucis.

J'ai un tempérament plutôt mélancolique, je suis une introvertie, et heureuse dès qu'elle a un bon livre entre les mains, et encore plus s'il y a une boule à poils ronronnantes pas loin ! Ce n'est pas parce que je suis une introvertie que je n'aime pas socialiser, bien au contraire ! Juste à petite dose, c'est tout. Et lorsque vous avez mon âge, se refaire une vie sociale dans une ville dans laquelle vous habitez depuis un an et demi, pas toujours facile.

Cela va faire plus d'une quinzaine d'années que je travaille dans la petite enfance. Juste par les différents postes que j'ai occupé dans ce milieu, j'en suis un camélon. Actuellement, je suis animatrice de jeunes enfants qui travaille le soir en garderie périscolaire (à priori "garderie" ne se dit plus) et les mercredis et les vacances scolaires toute la journée dans un centre de loisir. Pour vous donner une idée, je travaille en moyenne 20-22h / semaine hors vacances ; 44h/ semaine lors des vacances. Un point très important car je reviendrai dessus, surtout durant les vacances et essayer d'avancer dans le programme.

Ma reprise d'étude, du moins l'idée s'est faite lentement. J'avais envie d'apprendre, de reprendre les études mais sans savoir quoi exactement. Puis, cela s'est encore plus prononcé suite à un problème de santé. Beaucoup de mes proches me voient dans l'enseignement, c'est gentil de leur part, mais non merci. Je reviendrai sur le sujet une prochaine fois. Je me remet beaucoup en question sur ce sujet "quoi faire / quelle carrière" m'attend. Où je veux en venir, c'est que je doute de moi dans cette carrière dans la petite enfance, de ne plus avoir ma place, d'avoir fait le tour de la question. Cette reprise s'est faite donc petit à petit sous les encouragemments de mon homme et je lui suis reconnaissante.

Je n'avais pas le Bac, seulement un CAP Petite enfance et un BEP Carrières Sanitaires et Sociales. En novembre 2015, j'ai commencé ma 1ere ST2S avec le Cned, pour obtenir mon Bac en juin 2017. Je n'étais pas préparée à réussir à l'avoir et n'avais rien prévu pour "l'après Bac". C'est une autre histoire et je reviendrai dessus à travers un poste qui vous expliquera mon parcours d'aujourd'hui 😃

Comme vous allez voir, si vous continuez à venir à lire "mon journal", vous allez vous rendre compte que non, étudiante adulte, ce n'est pas facile : il y sera question de gestion du temps, organisations, humeur, l'importance des réseaux même virtuels d'être en contact avec "ses camarades" ou amis où qu'ils soient. Avec mes camarades, nous avons tous des raisons diverses d'avoir repris nos études, des parcours différents, ceux qui travaillent à temps plein ou d'autre comme moi, à temps partiel. Sans oublier mes camarades qui ont des obligations familiales, car je n'ose même pas imaginer comment ils font (comme vous l'auriez compris, il n'y a pont d'enfant sous mon toit). Nous sommes tous différents et c'est pourquoi j'insiste sur le fait que les humeurs et autres expériences que vous allez lire concernent seulement moi. Certains d'entre eux vivront mieux la chose, d'autres moins bien. Que sais-je ?


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