[Réflexion écrite le 31 mai 20]
Avant que le terme racisme apparaisse au début du 20e
siècle, qui définit une idéologie de l’existence d’une hiérarchie
entre les races humains, c’était le mot « race » qui
prédominait alors. Les sociétés ont évolués au cours du 20e,
et encore plus rapidement avec l’arrivé du 21e siècle.
Pourtant, il semblerait que cette idéologie soit toujours aussi
présente bien que nous, les privilégiés, en parlons moins, du
moins nous n’entendons pas beaucoup sur ce sujet. Pourtant, le
racisme est toujours bel et bien présent comme nous le démontre la
situation actuelle aux États-Unis.
Le
25 mai de cette année, George Floyd, un afro-américain a trouvé la
mort lors de son arrestation. Mort qui a ébranlé toute la société
américaine puisque depuis l’Amérique est en feu, si ce n’est
bientôt en sang avec la manière dont le président Trump gère
cette histoire. Ce genre d’injustice que vivent les gens de
couleurs là-bas est assez répandue et connue. Les États-Unis n’est
pas le seul continent concerné bien qu’il soit le plus touché par
le racisme avec une telle puissance. Ceci-dit, je me pose une
question : pourquoi les gens ont attendu jusqu’à la mort de
Floyd pour faire connaître leur colère alors que de nombreuses
personnes afro-américaines sont mortes avant lui ? Comme par
exemple Breonna Taylor, tuée par des policiers dans son sommeil,
quelques semaines avant George Floyd. Est-ce que ce dernier serait
une injustice en trop ? La goutte d’eau en trop qui dépasse
du vase ? Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose que les
individus, quelque soit leur origine, se réunissent dans la
solidarité pour faire changer les choses. Je cherche juste à
comprendre pourquoi cette montée de colère en puissance est
présente maintenant et pas avant.
Les
réseaux sociaux s’enflamment sur le sujet, ça parle de ne plus
être « pas raciste » mais d’être anti-raciste. Chacun
y donne son opinion en oubliant, selon moi, comment s’y prendre car
quand je lis que nous, les privilégiés, devront parler plus entre
nous de racisme, je vois mal comment un tel sujet peut-être abordé
lorsque nous-même nous ne sommes pas concernés, et ne connaîtrons
jamais ce que les gens de couleurs vivent, voire même comprendre ce
qu’ils vivent. Je pense que pour cela il faut avoir vécu une
expérience similaire pour être à leur place. Bien entendu, le
sujet peut être amené au cours d’une conversation si nous
discutons actualité et encore ! Comme je l’ai vu, cela passe
par l’éducation, et là je suis d’accord : le racisme passe
par un apprentissage de la haine, et il faut en être entouré pour
le devenir. Cela passe aussi par la lecture si on s’intéresse à
ce sujet ou par des films qui nous permettent de nous donner une
idée.
Un
autre point que j’ai pu voir et qui me paraît fort intéressant
est que le racisme ne devrait plus exister en ce siècle. Cela m’a
donc ramené à une des mes dernières lectures (du confinement)
justement sur ce sujet et l’injustice que vivent les
afro-américain. Ce roman, c’est « Mille petits riens »
de Jodi Picoult, et un des personnage y pose une question très
intéressante suivi d’une réponse qui sont les suivantes :
« -
Vous croyez qu’un jour le racisme n’existera plus ?
- Non, parce que les Blancs seraient obligés d’accepter le principe d’égalité. Qui déciderait de son plein gré de démanteler un système spécialement conçu pour lui ? »
- Non, parce que les Blancs seraient obligés d’accepter le principe d’égalité. Qui déciderait de son plein gré de démanteler un système spécialement conçu pour lui ? »
Ce
livre n’est pas le premier que je lis sur le sujet, et comme
souvent avec cette auteure qui écrit sur des sujets sociales, il ne
m’a pas laissé indifférente et m’a plongé dans la réflexion.
Revenons
à cette question tiré de ce roman. Pour ma part, après avoir
réfléchi sur le sujet, je donnerai la même réponse que le
répondant ici mais pas pour la même raison. Je pense, et cela est
mon opinion, que le racisme perdura car c’est avant tout un attrait
politique et social ; les individus ont peur de ce qu’ils ne
connaissent pas et particulièrement de l’Autre. Sans oublier que
nous vivons dans une société bombardée de préjudices, de
stéréotypes qui accentuent cette peur de l’étranger. Images /
étiquettes véhiculées en outre par les médias, même si parfois
des supports comme les séries télé commencent à le mentionner
comme l’a fait la 2e saison de la série New Amsterdam
(certains épisodes du moins) ou encore When they see us (Dans leur
regard) basé sur une histoire vrai datant de 1989 (affaire de la
joggeuse de Central Park).
Je
rajouterai comme élément à ma réponse que comme toute idéologie,
elle évolue avec la société, c’est-à-dire qu’elle se
transforme avec le temps, elle se modifie et prend une autre forme.
D’ailleurs, comme je l’ai indiqué au départ, avant le racisme,
nous parlions de race. Aujourd’hui, nous parlons plus de
discrimination culturelle que de racisme. Il est important, à mon
avis, de regarder dans l’Histoire pour voir l’évolution du
racisme car celui-ci est devenu désormais institutionnel en prenant
la forme de discrimination. Si vous pensez que ce qui se passe
actuellement aux États-Unis s’arrête là-bas, vous vous trompez !
L’Europe est aussi concernée par ce genre d’injustice. En effet,
les individus ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et ne
comprennent pas, croient aux clichés et stéréotypes que nous avons
sur ces étrangers. Je suis sûre que parmi vous, certains, si ce
n’est la plupart, se disent non raciste. Et pourtant, il y a bien
une ethnie, une culture particulière qui pose « problème »
aux français, qui voient ces étrangers d’un mauvais œil.
Pourquoi pensez-vous que les extrêmes droites de la plupart des pays
européens ont commencé à gagner un peu plus de voix ?
Je
pourrai continuer à argumenter sur ce sujet mais c’est un sujet
tellement sensible et j’ai peur d’être maladroite (si ce n’est
déjà fait) dans mes propos donc je m’arrêterais ici. Mais par
contre je vous pose la question : est-ce que vous croyez que le
racisme un jour n’existera plus ?
Est-ce que suite à l’actualité américaine cela fera reculer le
racisme ? Seul le temps pourra le dire, mais une fois de plus,
comme je l’ai expliqué dans mon avis, le racisme prendra une autre
forme sans que nous pouvons prédire laquelle.
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