15 septembre 2020

[ Réflexion/ lecture] "1984", de George Orwell


Qui ne connait pas le fameux slogan "Big Brother is watching you", littéralement, Big Brother vous regarde ? Cette accroche qu'on doit et retrouve dans 1984 de George Orwell. Bien qu'il ait écrit le livre en 1949, nous pouvons dire que l'auteur avait une vision du future qui ne laisse pas les lecteurs d'aujourd'hui indifférents. En effet, lors de la lecture de ce roman  des éléments de réflexions divers m'ont renvoyé à la société actuelle, car bien que ce soit une dystopie, certains points que j'ai relevé sont, à mon avis, d'actualité ou en cours. Et avant de les développer, autant commencer par une courte présentation du roman.

Bref résumé du livre :

Dans le roman, le monde est constitué de trois grands États : l'Océania (qui regroupe tous les pays anglophones dont le Royaume-Uni et l'Irlande), l'Eurasia (le reste de l'Europe et l'URSS) et l'Estasia (grosso modo, l'Asie). Ces trois États sont dirigés par un régime totalitaire et se font la guerre entre eux.  L'histoire prend place à Londre, 1984. Les citoyens de l'Océania sont tous surveillés par le chef du seul Parti qui règne sur cet État : Big Brother. Cette surveillance se fait par des micros, des caméras, ainsi rien n'échappe alors au Parti. Tout est dicté sur la manière dont les individus doivent se conduirent, qui haïr (particulièrement Goldstein qui est l'opposant du Parti), voire même les enfants qui apprennent dès leur plus jeune âge à dénoncer afin de bien se faire voir, quitte à trahir un membre de la famille. Bien qu'aucune loi règne sur cet État, le Parti réprouve le désir sexuel en endocrinant les jeunes filles que c'est leur devoir de se procréer, et donc bien entendu les mariages où deux personnes s'aiment sont interdits.

Le personnage centrale est Winston Smith, 39 ans, qui travaille au ministère de la Vérité et dont son rôle consiste à modifier l'écriture du passé afin de le corresponde à la version officielle du Parti. L'évènement d'où tout est parti est lorsqu'il lui a été demandé, ainsi qu'à ses camarades, de s'assurer que plus aucune preuve écrite d'alliance existe entre Océania et Estasia. Le pouvoir de propagande du parti ne fait plus son effet sur Winston, et celui commence à penser par lui-même, à réfléchir et comprendre que le Parti ne cherche qu'à les manipuler. Sur quoi d'autres le Parti a-t-il pu manipuler ? Bien que Winston sait qu'il est observé et écouté, il cherche cependant à savoir si la Fraternité, le réseau clandestin crée par Goldstein et destiné à la chute de l'État, existe vraiment. Winston, sachant les risques encourus, décide de noter ces pensées, et les faits afin d'en garder une trace écrite et que cela fasse sens plus tard. 

Winston comprend qu'il doit rester discret dans sa démarche et ne peut faire confiance à personne dans cette société au risque de se faire dénoncer. Pourtant, lorsqu'il rencontre Julia, 27 ans, il va s'en méfier d'abord de peur que ce soit une espionne jusqu'au jour où elle lui glisse un mot. Il va vivre avec elle une relation amoureuse clandestinement. Tous les deux vont devenir des rebelles, mais assez discrets pour ne pas faire attraper... ou presque.

Bref, je ne vais pas rentrer dans le fond de l'histoire et dire ce qu'il s'y passe non plus. 


Les points soulevés :

Les différents éléments durant cette lecture qui m'ont renvoyé à la notre société sont, d'une première part, le slogan "Big Brother vous regarde". En effet, celui-ci ramène à l'époque où débutait la télé réalité avec Loft Story (des micros et des caméras cachés partout) qui m'avait déjà fait pensé alors à une forme de voyeurisme. Puis aujourd'hui, avec la géolocalisation de tous nos appareils multimédia, sauf si nous ne l'activons pas ou, encore mieux, que nous soyons assez débouillard pour cacher le VPN et ainsi rester discret sur notre localisation. Sans oublier les réseaux sociaux qui peuvent être un outil avantageux comme désavantageux puisque lorsque nous postons des photos ou autres, nous pouvons une fois de plus partager le lieux où nous nous trouvons ou non. En gros, nos mouvements, déplacements sont d'une certaines facon observables. Et pour finir avec ce point, les données que nous transmettons pour diverses raisons et qui sont partagés.

Le deuxième point concerne la modification du passé, de l'Histoire. En effet, dans le roman Wilson comprend que ses camarades, les citoyens et lui-même ont été manipulé par la ré-écriture du passé. Pourquoi modifier l'Histoire si ce n'est pour manipuler les individus ? Là où je souhaite en venir, c'est avec la situation actuelle aux États-Unis, voulant censurer tout ce qui a trait à l'esclavagisme, si ce n'est effacer cette partie historique de leur passé. Dans quel intérêt ? Faire oublier aux personnes d'origine africaine une partie de leur passé culturel, ce que leurs ancêtres a vécu pour qu'ils soient libres ? Que rien n'est arrivé, que ceci est comme une légende urbaine ? Ou est-ce pour effacer la honte des blancs (du moins de ce que nos ancêtres auraient commis) ? Il est vrai par la suite que des mouvements utilisent la censure comme un outil pour effacer, éradiquer des passages. C'est notamment le cas avec Autant en emporte le vent, mais je reviendrais sur ce sujet de la censure comme de ce livre et version cinématographique plus tard. 

Au moins que cette censure soit faite pour donner un sens d'égalité entre ethnies, mais une fois de plus je ne vois pas l'intérêt car, comme l'a cherché à faire comprendre G. Orwell, l'histoire d'une société est importante si nous souhaitons mieux l'appréhender, savoir d'où venons, etc.

Pour terminer, je souhaiterai parler du langage, le Newspeak (je l'ai lu en version orginale) ou novlangue. Certes dans le roman, c'est l'État qui contrôle la langue, diminuant ainsi le nombre de mot, contractant certains d'entre eux, voire en faire disparaitre ou encore certains avaient deux sens selon le contexte dans lequel le personnage se trouvait. De cette manière, les personnages se retrouvent avec moins de vocabulaire, et donc moins à réfléchir. Non, je ne pense pas que cela soit comparable à notre société, mais ceci-dit, j'ai remarqué que les plus jeunes générations, selon le milieu social, parle de temps à autre comme ils écrivent leurs messages, c'est-à-dire en abrégé. Et de toute facon, avec les quatre types de langages que nous trouvons en francais, nous en sommes loin, mais je trouvais ce point intéressant par là. De plus, avec la richesse de pouvoir parler une ou deux langues étrangères, ou tout simplement du aussi à l'immigration, il est assez courant aujourd'hui d'entendre des "mots étrangers", des experessions, dans le francais parlé.


Et vous, si vous avez lu le roman, qu'est-ce qui vous a surtout marqué ? Si non, livre lu ou non, pensez-vous qu'on a le droit d'effacer une partie du passé quelque soit la raison ? Que pensez-vous du slogan "Big Brother vous regarde"?


 


13 septembre 2020

Le contrat pédagogique ou l'heure de se prendre la tête ?

Ah, j'aime recevoir des informations aussi importantes que des dates mais qui sont assez contradictoire. En effet, j'ai eu deux infos concernant les dates d'inscriptions pour les enseignements, soit le contrat pédagogique, mais avec un calendrier moins ouvert pour l'un et plus pour l'autre. Bref, ce n'est pas l'essentiel du sujet du jour qui se porte plus sur ce contrat pédagogique et certains choix à faire.

Qu'est-ce que ce contrat pédagogique ?

Ce dernier est constitué des modules auxquels nous devons absolument être inscrits afin de pouvoir nous présenter à nos examens le jour J. Il n'y a pas vraiment de choix à faire dans les enseignements pusique tout est coché d'avance pour vous (et toute facon, on ne peut y toucher). Par contre, il y a des modules dont nous devons choisir comme LV1, et si nous le souhaitons une LV2. L'anglais me suffit amplement, en plus des cours que je dois suivre, donc j'évite de me surcharger inutilement avec une option facultative 😇 Puis, il y a aussi le choix des UEO (unité d'enseignement d'ouverture). De plus, cette inscription est également importante, puisqu'elle finalise celle que j'ai commencé en juin qui était administrative, et elle me permettra d'avoir accès aux cours en ligne (après avoir allégé mon compte bancaire pour l'enseignement à distance. A savoir que certaines universités, qui proposent ce type d'enseignement, ne font pas payer ce type de frais).

Ce qu'il s'est passé lors de mon inscription administrative, j'avais eu comme informations complémentaires que celle concernant les enseignements se faisait selon notre année de licence, entre deux dates et heures précises. Puis, quand j'ai recu ma carte étudiante et autres papiers que j'étais bien inscrite, un document "suite des démarches d'inscription en formation à distance" accompagnant le tout, m'informa que pour finaliser l'inscription cela se faisait entre le 11 et 21 septembre. Ok. Aucune cohérence entre les deux documents. Et non, je fus nullement surprise*.

Je m'étais dit alors que je tenterais le vendredi 11, voir ce qu'il se passe. J'ai suivi à la lettre les instructions du 2e document mais cela m'affichait erreur. Puis, je suis passée directement à "l'ent". Là, un joli onglet "inscription aux enseignements" était encadré en vert, je clique, et bingo, les choses sérieuses peuvent commencer. 

Savoir faire des choix stratégiques !!

J'avais déjà plus ou moins réfléchi aux UEO thématique auxquelles je souhaitais suivre, mais voilà que je remarque qu'il y en des professionnelles. Deux parmi la liste qui m'étaient proposaient me tentaient beaucoup : Lettre, et Lettre -métier de bibliothèque et de l'édition. Soucis, l'an dernier, j'étais intéressée par le 2e, et comme il semblait qu'il y avait des TD sur place, je voyais mal comment c'était possible pour les étudiants comme moi de devoir s'y rendre. J'avais contacté par mail pour poser la question, et n'ayant jamais eu de réponses, je m'étais rabattue sur les thématiques. Cette dernière année est décisive vis-à-vis de ce que j'appelle "l'après licence" au niveau avenir profesionnel.

Ce qui aurait du me prendre une vingtaine de minutes a duré le double, si ce n'est guère plus, car j'étais prise par l'hésitation. Donc, le temps de trouver la bibliographie en Lettre, voire les sous parties de l'UEO Lettre -métier de la biblothèque et de l'édition, et de peser le pour et le contre, cela m'a pris plus de temps pour faire ce contrat pédagogique. Du coup, j'avais opté pour des thématiques... pour essayer de changer la chose hier en le refaisant et optant pour une UEO professionnelle.

 

Qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis ? 

Le vendredi soir, en discutant avec mon homme, je lui fis part de mes déboires lors de cette étape "quoi choisir du coup ". En tant ordinaire, je l'aurai appelé au moment même où je m'en occupais, mais je le savais très pris à son travail, voire en réunion. Et comme je lui ai dit, j'ai un peu suivi mon instinct (je sais, l'excuse la plus bidon qui soit lorsqu'on est dans le déni de s'avouer que vu ce qui attend dans les autres UEO, ca fait un peu peur). Puis, hier matin, suite à une conversation téléphonique avec une très bonne amie, dont mon cher et tendre lui a gentiment de me mettre du plom dans la tête (en gros, "la liguer contre moi"😅), disons que j'ai vu les choses un peu plus clairement et compris qu'il fallait faire face à ses propres craintes. Cette amie me connait assez bien, et il arrive que je ne suis pas à la lettre ses recommendations, mais là, je reconnais qu'elle a utilisé des arguments de "chocs" 😉. Que ce qu'elle m'a dit allait plus dans le sens de l'image que j'ai en tête lorsqu'on me demande ce que je voudrais, ce qui pourrait me rendre heureuse. Seul mon chéri connait cette réponse. Et comme il me l'a rappelé lorsque je lui ai exprimé mes angoisses, il sera là quoi qu'il arrive pour me soutenir, m'épauler. Et je sais qu'il y aura mes proches aussi. 

Il est vrai que discuter avec des personnes qui vous connaissent assez bien, vous pose les bonnes questions, voire qui vous ont vu grandir peut aider à y voir (un peu) plus clair.

Donc, en entendant, la question maintenant que je me pose est la suivant : est-ce que le fait d'avoir refait un contrat pédagogique par dessus un autre va annuler le 1er ? Ou cela va être le cafouillage ? Toute facon, je sais que le secrétariat nous rappelera de bien vérifier et de les contacter au plus vite, avant une certaine date, pour faire les modifications souhaitées. 

En gros, comme vous l'aviez compris, c'est une affaire à suivre

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* Ce qui a quand même perturbé certains étudiants à distance puisque sur un groupe Facebook, certains sont persuadés qu'ils ne peuvent le faire qu'à partir de telle date parce que c'était écrit ainsi... La "mamie" que je suis a expliquéqu'elle est en 3e année et a réussi à le faire alors que j'étais censée attendre le 17. En fait, d'après ce que j'ai compris la 1e information concerne ceux qui sont en présentiels.

04 septembre 2020

Y-a-t-il un intéret à faire des études supérieures ?

A quelques semaines de la reprise des cours en lignes, à me demander vers quel master je souhaite me tourner ensuite, je suis tombée sur un court article dans Sciences Humaines magazine. Cet article se porte sur un livre parlant de l'éducation en général, mais plus particulièrement des études secondaires et supérieures. Selon l'auteur, Bryan Caplan, certaines de ces études supérieures ne serviraient à rien sauf à demontrer aux employeurs les qualités acquises par ces diplomes là. La question que je me pose est si c'est les "qualités pré-existantes" qui intéressent les employeurs, pourquoi faire de longues études puisque ces qualités ont pu être mises en oeuvre, voire être développées  dans diverses expériences professionnelles ? 

Je pense à mon cas, en pleine reconversion professionnelle. J'ai acquis de nombreuses compétences et qualités que je pourrais mettre en oeuvre autre que la petite enfance / l'éducation. Certes, la sociologie est une discipline assez vaste qui me permet d'acquérir une certaine connaissance générale, culturelle que je n'aurais sûrement pas eu sans avoir suivi ces études. Pourtant, en tant que grande liseuse, et touche à tout, je n'aurais pas été ouvert à certains sujets, à me découvrir un peu plus. Et oui, je reconnais que peut-être dans quelques années, je ne me servirais pas de tout ce que j'ai vu au cours de ces trois années + les éventuelles futures années.

Après, il est vrai que les études supérieures peuvent être un gouffre financier pour certains comme l'a mentionné l'auteur, mais au cours de cette formation, l'étudiant peut se rendre compte si sa discipline l'intéresse vraiment*, de préparer un projet professionnel (même s'il n'y a rien de déterminnant, cela ouvre la voix, donne un petite idée : je sais de quoi je parle, puisque j'ai du écrire quelque chose de similaire), etc.

De plus la garantie de l'emploi, une fois diplomé, n'est pas assurée non plus. Certes, avoir un diplôme supérieur est un signe d'employabilité mais faut-il qu'il y ait des débouchés, que la société ne soit pas en crise comme elle l'est actuellement. Car rappelons-le, aujourd'hui en France, il semblerait que des étudiants, qui avaient prévu d'arrêter à l'obtention de leur diplôme, ont décidé de continuer car aucune opportunité professionnelle leur est ouverte, ou alors très peu. 

Puis, comme une de mes prof de fac, lorsque j'ai eu l'occasion de faire un semestre en Écosse, nous sommes nombreux à vouloir poursuivre les études ou à les reprendre afin d'avoir une meilleure qualité de vie, carrière professionnelle plus intéressante et valorisante, etc. Le point qu'elle avait souligné également était que tôt ou tard, il y aura plus de diplômés qu'il n'y aura d'offres, que la société avait autant besoin de "moins qualifiés" que des diplômés supérieurs.

Au final, je pense que chacun peut y trouver son compte dans les études, surtout si cela peut aider à pré-définir ce qu'on envisage de faire par la suite, que les erreurs sont permises dans le choix, et que les stages permettent également de renforcer l'idée de savoir si on est sur la bonne voie ou non. Cela permet de développer des connaissances et compétences qu'un étudiant peut éventuellement mettre sur son CV. Certes, après, étudier demande une certaine détermination, motivation... 

Et vous ? Avez-vous fait des études supérieures ? Si oui, est-ce que cela vous a apporté quelque chose ou au contraire ? Travaillez-vous dans le milieu des études que vous avez faites ? Si non, souhaitez-vous reprendre des études, suivre une formation ? Pourquoi ?

 

* En 1ère année, j'avais choisi pour complément de mineur Lettres, pour mon amour des livres. À la fin, de cette année là, j'avais hésité à changer de discipline pour ma 2e année, mais suite à une longue réflexion, j'ai décidé de continuer à étudier la sociologie et je ne regrette pas.