Comme je l'ai expliqué dans ma présentation, je n'avais pas prévu "l'après bac". J'avais bien ententu parler des "universités ouvertes" où l'enseignement se faisait à distance, mais quand vous êtes une retardaire comme moi sur ce coup là, ben, il n'y a pas de grande opportunité. De plus, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire.
J'auru pu faire une licence en science de l'éducation par rapport à mes différentes expériences professionnelles dans la petite enfance, mais je ne sais pas, je n'étais pas sûre que c'était vraiment ce que je souhaitais même si cela paraissait logique. Ou bien Lettres vis-à-vis de mon amour pour les livres, mais avec un bac ST2S ?! Non, je n'y pensais même pas. La psychologie m'avait traversé la tête mais j'étais sur une longue liste d'attente à l'Université Paris 8. Et au final, je suis bien contente de n'avoir pas eu de place dans cette discipline...
Nous étions encore en Écosse,et là-bas, durant les étés, il y a ce qu'on appelle les "clearing". Les clearing sont en fait des places qui se sont libérées dans les universités ou les Colleges (équivalent des établissements préparant des BTS). Celui de ma ville alors, Dundee & Angus College avait quelques places dans le programme des sciences sociales. Le programme me parlait et j'ai déposé un dossier / candidature. En tant qu'étrangère, il m'était demandé un papier du genre TOEFL pour qualifier mon niveau d'anglais, chose que je n'avais pas et n'ai toujours pas. En attendant une réponse, je m'étais permis de contacter la responsable du programme, ou bien était-ce dans ma lettre de motivation, de lui demander de me donner une chance d'avoir un entretien avec elle afin qu'elle puisse déterminer mon propre niveau d'anglais à défaut d'un joli papier officiel.
Pour faire court, j'ai eu mon entretien et j'ai eu une des rares places. Je pensais devoir attendre quelques jours avant d'avoir une réponse, mais cela s'est fait dans l'heure qui a suivi lorsqu'on m'a remis mon planning des cours.
Je n'ai étudié que le temps d'un semestre car la présence était obligatoire si je ne voulais pas débourser un centime pour la formation. Pas l'idéal lorsqu'on souhaite être indépendante financièrement et qu'on dépend des contrat 0h. Durant ce semestre, j'ai découvert la sociologie, la psychologie, l'histoire (de l'Écosse et qui m'a passionné, et encore aujourd'hui j'en reste curieuse), l'urbanisation à travers la géographie.
Comme je l'ai écrit, j'avais pensé, avant de commencer ces études, à faire de la psychologie... mais j'ai vite compris que cela n'allait pas être ma tasse de thé. Par contre, j'ai adoré les cours de sociologie, et cela me parlait tellement. Peut-être que ma prof Suzanne y était pour quelque chose dans sa manière de nous partager ses points de vue sur la société, la manière dont elle parlait de Marx, de Durkheim, etc. Bien entendu, je continu à apprécier ce que j'apprend sinon je n'en serais pas là où je suis aujourd'hui.
Ne prévoyant pas de rester en Écosse,
j'avais donc décidé de continuer mes études supérieurs avec le système
francais : préparer une licence en sociologie à distance. Pas beaucoup
d'universités proposent cette formation et donc mon choix s'est fait
vis-à-vis des contacts j'ai eu ou commentaires que j'ai pu lire sur
certaines d'entre elles. Mon choix s'est arrêté à R2.
Qu'est-ce qui me plait autant en sociologie ?
Ok, je reconnais que cette discipline est assez vaste, un peu trop pour
certain sûrement mais c'est peut-être ca qu'il me plaît. Chercher à
comprendre les fonctionnement et les transformations de la société,
analyser certaines relations, actions ou encore les représentations sociales qui en émanent. Je dis pas que tout m'intéresse (je pense notamment à la sociologie de l'économie dont je fais un blocage). Mes sujets de prédilection sont :
- l'étude du genre : nous vivons dans une société qui se veut de plus en plus égalitaire et ce dès la petite enfance. Je reconnais moi-même que les stérréptypes ont tendances à m'agacer avec le bleu pour les garcons et le rose pour les filles, appelé les filles des "princesses" etc. J'ai déjà vu au cours de mes expériences, des collègues encourageaient ce genre de propos. Qui dit étude du genre, dit féminisme ! Là encore, suite à des lectures (qui peuvent être par moment contradictoires) et à des cours sur le sujet "relations femmes-hommes en société" ou sur les rapports inégaux, et des discussions avec une amie en particulière, je me pose des questions du type : quel est la place de l'homme dans un monde qui se veut de plus en plus féministe / égalitaire ? Dans quel genre de société vivrons-nous si certains stéréotypes ne perdurent pas ? D'ailleurs, n'y-a-t-il pas trop de mouvements féministes dans notre société au point qu'on s'y perd ?! Cette dernière question, c'est plus par rapport à un propos lu sur les réseaux sociaux qui ressemblait à cela : "je suis féministe car je ne me rase pas !". A priori, certaines considèrent le problème de pilosité comme un soucis politique et non d'esthétique... Et encore, c'est juste un des exemples. Là où je veux en venir, c'est qu'on peut se déclarer féministe pour un petit truc comme celui que je viens de mentionner.
- l'acculturation, la culture (en large et cela touche également l'anthropologie) : l'acculturation est avant tout un phénomène psychologique mais c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup car j'ai pu remarquer que la vie à l'étranger, selon son expérience, peut laisser des traces. L'apprentissage d'une langue, s'adapter à son nouvel environnement, s'insérer dans une nouvelle société, etc. J'avais travaillé sur ce sujet, concernant des européens ayant quitté la France par leur propre volonté et moyen (donc pas des expatriés au sens propre) pour ma 1er année de licence. Ma prof aurait préfèré que je m'intéresse à des étrangers comme des africains, et non à des européens. Il a fallu que je me défende mais c'est passé. En ce qui concerne la culture, il s'agit égalements des arts, de la culture populaire, etc. D'où sûrement mon intérêt pour l'anthropologie 😇
- l'éducation : est-ce si surprenant pour une professionnelle de la petite enfance à s'y intéresser ? Apprendre sur son histoire et les enjeux socio-poliques; les relations interdépendantes qui existent entre "l'effet établissement", "l'effet-maître" et les familles ou comment ces relations peuvent influencer l'apprentissage d'un élève... Le rôle de cette institution si chère à notre société aujourd'hui : où s'arrête-t-elle ? Seulement à l'école ou bien s'étent-elle jusqu'aux familles des élèves ?
- L'évolution des normes sociales est un autre sujet qui m'intéresse peut-être parce que c'est lié à l'histoire et que derrière chaque évolution se cache sa petite histoire justement.
Durant les deux années universitaires précédentes, j'ai beaucoup appris. Ma liste de lecture s'est agrandie selon les cours qui m'ont intéressé. Après, lorsqu'on étudie à distance, et si le support du cours est sous forme de vidéo, c'est la manière dont le prof s'exprime, son enthousiasme, etc qui y jouent beaucoup, à faire en sorte que le cours soit plus digeste même s'il peut être intense. Certains se contenteront de nous mettre des slides avec une voix off.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire